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J'ai dans l'âme un vélin qui ressemble à la soie,
À la pâleur de l'aube, assise sur le foin,
Sous la neige des fleurs, une belle y flamboie.
D'une telle beauté en rimes je prends soin
Vous faire son portrait près de l'intime lampe
Est un plaisir pour moi, le grain d'or de sa chair
Asile du soleil, dessine sur sa tempe
Deux papillons dorés s'aimant au fil de l'air,
Ses noirs cheveux de jais, méritent la couronne,
Qu'on décerne à l'élue, aux immenses beautés,
Même un ange près d'elle a l'air bien monotone;
Qui peut rivaliser avec ses cils courbés ?
Personne évidemment, emprunt d'un clair de lune
Son visage est si beau, qu'au nid des martinets,
Dansent deux gouttes d'or, d'une telle fortune,
D'un tel ravissement, que pour moi désormais
Dés qu'arrive le soir naît une nuit de Chine,
Toutes les fleurs d'Annam éclosent dans mon cœur
Quand se pose sur moi son regard d'opaline
Où l'eau pure d'avril déverse la douceur.
Des reines du jardin, c'est elle je l'avoue
Ma rose préférée, alors n'attendez pas,
L'éloge pour une autre, en mon âme se joue
La valse de Chopin quand elle tient mon bras.
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