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L’aube, sans aménité,
Sans précipitation.
Est venue, placide. Dissiper
La divine scansion
Dont les Échos impavides
Harcelaient sans cesse
Le cœur aride
Et sa sécheresse
Salvatrice
Tout le jour, toute la nuit,
Un ombre s’est glissé
Sans bruit
Faire vibrer
Les minutes
D’une main elle caresse
L’envie
Et de l’autre, sans cesse
Détruit.
Sans illusion aucune
L’âme écartelée
Observe la rancune
Se morceler
Et bascule
Dans les bras immaculés
D’un cœur aimant,
Aimé.
Et les souvenirs souriants
L’assassinent
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