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Chaque fois que je pense au ciel de mon enfance,
Il semble qu'un soleil éclaire ma maison,
Le jour se lève en moi, telle une renaissance
Au chevet du passé, je retrouve à foison
Merles et papillons de ma terre natale
Au temps où la douceur pâmait les cerisiers
D'un grand manteau de fleurs, d'une onde musicale,
Il me revient alors, de mes baisers premiers,
Le goût et la saveur, des buissons d'aubépines,
Ainsi que les parfums de la saison des nids.
Quand avril bénissait les blanches étamines,
Les odorants bouquets et le sourire exquis
De la source au sous-bois, qui du soir à l'aurore
Enchantait maints amants, sous les rameaux ombreux,
il me souvient des jours que la vieillesse essore,
L'amour semait de l'or sur les chemins poudreux.
L'enfance est un trésor qu'il ne faut jamais taire,
Quand je rêve à Bavans, un livre s'ouvre en moi,
En tournant chaque page, une muse éphémère
Rallume la jeunesse, il faut juste la foi,
Pour entendre à nouveau le charme bucolique,
Le concert insensé, la messe des grillons,
Un baume renaîtra de l'archet romantique
Et les paillettes d'or qui baignent les moissons.
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