|
Point la peine pour moi, d'avoir une faucille
Pour t'offrir une gerbe, encore moins la faux,
Ce soir, c'est la splendeur, la tendresse des mots
Qui seront tes cadeaux, l'encre en moi qui scintille
Aura comme projet, une odeur de myrtille,
Le cristal de la source et l'or pur des ruisseaux,
J'adresse à ton regard, des rêves, maints tableaux.
D'un éclat de soleil ma plume s'émoustille,
Si s'incline mon front, c'est avant tout d'abord
Pour t'envoyer mes vers sur un char brillant d'or,
C'est un livre entr'ouvert que propose ma messe.
Aux pages du présent je veux faire ma cour,
Peut-être y verras-tu mon sourire d'amour,
Te rendre ta douceur, mon cœur n'aura de cesse.
|