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L'insaisissable temps, à l'horloge s'écoule
Inexorablement, son cycle touche en nous,
Une corde sensible et son souffle déroule
Au fil des souvenirs, le pouvoir des bijoux,
L'enchantement que l'heure inéluctable apporte,
Ranimant la jeunesse, imprègne d'or l'esprit
Et l'émouvant trésor que chaque parfum porte,
Semble un soleil couchant au seuil bleu de la nuit.
Remarquable tableau, la vie est un grand livre
Ou la perte des siens, d'un chapitre cruel,
Maintient l'âme et le cœur dans les serres du givre.
Mais pour chacun de nous, le sort est personnel.
Souviens-toi, jeune enfant, je t'offrais des fleurs blanches,
À l'automne, en hiver, des bijoux et des fruits.
Les rires lumineux, c'était pour les dimanches,
Aujourd'hui mon cadeau ne sera pas concis.
L'ensemble de mon cœur, de même que mon âme
Se trouve dans mes vers, ne cherche pas ailleurs,
Le choix de chaque mot, d'où peut venir ma flamme,
Je n'échangerai pas mes lignes, pour des fleurs.
D'une course sans fin mes rimes rutilantes
Déposeront pour toi, des roses, des rubis
Et les myrtes rampants qui poussent sur les pentes,
J'affinerai mon style afin qu'il soit exquis.
J'aimerais que mes vers s'illuminent de grâce,
Qu'ils épousent tes yeux et transpercent ton cœur,
Tout comme le muguet que l'humble abeille embrasse
Dans le calme de l'aube, au sous-bois enchanteur,
Quel que soit le bonheur que la tendresse exhale,
Je sais que nos deux cœurs, d'un semblable destin
Se comprendrons toujours. Dans l'urne sépulcrale
Une éternelle paix comblera le chemin.
Bonne fête maman, sais-tu que je te place ?
Sur la plus haute marche au sommet solennel
Des nobles sentiments, l'amour est le Parnasse,
Et le plus grand de tous, c'est l'amour maternel.
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