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Il est pour tout poète un éminent souhait
C'est rencontrer un jour de la beauté, le rêve,
La femme au corps si beau, dans la parure d'Eve,
Que même sans bijoux, il en serait parfait,
On l'imagine au soir, sage, son front aurait
L'ombreux feuillage obscur d'où l'aurore se lève
Et sa bouche écarlate, une saveur de sève.
Puis-je dire, à présent, un mot à ce sujet,
Je connais aujourd'hui c'est vrai cette madone
Et cette femme-là mérite une couronne.
J'aime par-dessus tout son regard merveilleux
Où coule à tout jamais l'eau vive de son âme,
Un sourire, un clin d'œil et ma plume s'enflamme,
Mes quatrains sont depuis éblouis par ses yeux.
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