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O Madame, mon moral est une extase ténue
sur la corde du temps,
Depuis que je suis mordu par l’âprete’
de l’esseulement.
Mon cœur amoureux tremble ,quand il part à la dérade,
sur une mer peuplée de froides ténèbres,
et de sombres naufrages.
Mon orgueil s’effeuille sur la corde du malaise,
engendré par votre fiel, sans ambages,
Ma force n’est plus le jet de laves carmine’es d’un volcan,
défiant tous les orages.
O Madame, veuillez émousser
vos noirceurs,
et volez à mon secours.
Sachez que je vous aime avec la grâce insatiable
de mon amour
Comme les charmes mystiques des femmes,
sans détours,
Et sachez que la probité de mon amour est prodigieuse,
et impérissable,
Comme des galaxies,
dans la féerie de leurs robes étoilées,
Veuillez accepter mon amour,
Avant que mon âme ne soit échancrée
par des funèbres navrances,
devant les yeux de la nuit pailletée,
Avant que mon coeur de satin, ne s’endorme
comme un archet moribond.
sur les cordes sensibles des altos brisés.
Sachez que je vous aime, et vous idolâtre à perpétuité.
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