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Les heures hiémales te sont longues et funèbres,
Elles te font glisser dans des songes
drapés d’affligeantes ténèbres,
Comme ce ciel hivernal,
assailli par d’accablantes noirceurs,
Qui engendrent un spleen effarant et visqueux,
en ton coeur.
Ah! cet hiver néfaste, ce maraudeur excentrique,
Qui vient effeuiller tes extases mystiques.
Ah! cet hiver, cet archer,
au cœur sculpté dans l’airin,
Vient briser tes fontaines d’espérances,
avec son fiel,
tranchant comme la lame de son glaive,
trempée dans l’étain.
Ah! cet hiver, ce tyran,
fait éclater ses sermons comme un orage
dans ton jardin, de poétesse inassouvie,
et t’ordonne
d’ouvrir généreusement tes veines,
Pour que l’héroïne vienne dissoudre
les visages sombres de tes déveines.
Et les heures hiémales,
aux parfums éventés de sollicitudes,
Exaltent les fleurs maudites de ta décrépitude,
Et appesantissent les nuages noirs de ta solitude,
Jusqu’à ce que tu reposes dans l’impérissable quiétude,
Afin que tu ne ressentes plus les rivières de givres,
qui s’écoulent sur les tempes de la nuit, apeurée,
Confinée comme toi, dans sa solitude froide,
comme une pierre tombale éclaboussée de mornes rosées.
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