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Elle enchantait mes jours, émerveillait mes nuits,
Une émouvante soie au nid de son corsage
Accueillait un trésor, deux colombes, sans prix.
Il fallait voir mon Dieu, les traits de son visage
Pour comprendre mes vers; un minois si exquis
Qu'au ciel de son regard, sa beauté comme adage
Elle semblait un ange au seuil du Paradis.
Ma mémoire a gardé; son affolant sillage
Ainsi que son sourire au contour séducteur,
De mon jardin d'avril, Sylvie était la fleur;
Alors que ma jeunesse à grands jets s'évapore
Mon coeur, lui se souvient de ses baisers brûlants,
Son ombre est une étoile, une rose au printemps,
Je la garde en mon sein, tant mon âme, l'adore.
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