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Si les tableaux ternis, les miroirs d'autrefois
Pouvaient mêler leurs eaux, à celles de l'époque,
Comme l'écho des jours, au siècle du patois.
Cette idée à vos yeux peut paraître baroque
Pourtant que j'aimerais, voir à l'heure du coq
Les robustes faucheurs, ces hommes d'un autre âge,
Connaître la charrue et le sillon d'un soc
Labourant le terroir, vivre dans un village
Au temps de ma grand-mère, à la saison des fleurs.
Aujourd'hui je veux croire au charme des campagnes,
Même si les faneurs, n'existent plus ailleurs,
Je rêve aux paysans, à leurs simples compagnes
Au temps pur des blés d'or, des bœufs à l'abreuvoir,
Quand résonnait dans l'air le cri de l'hirondelle,
Que devait être fort, aux braisettes du soir
Le retour des chars pleins, de l'ombre à tire-d'aile
Et la tendre splendeur des blés coupés aux champs
Mêlant l'or de la paille au bleu mélancolique
Caressant la langueur des soirs incandescents.
Reverrons-nous un jour le cycle romantique
Et l'art de chaque mois des labours aux moissons,
Le travail triste à voir d'une bête de somme,
L'effort des villageois quand chantent les grillons,
Cette vie ajustée au service de homme.
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