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Si Ronsard avait l’art pour l’ouvrage des roses,
Je crains fort d’être nul, n’ayant pas le pouvoir
D’offrir à tes beaux yeux d’équivalentes choses.
La gloire vient des vers voilà mon désespoir,
N’écoutant que mon cœur je serai le complice
De ton joli regard qui rend les hommes fous ;
Tout comme un écolier je vide mon calice,
Sachant qu’il ne vaudra, ni l’or, ni les bijoux
Que méritent ton front, ton minois, tes oreilles,
Dans un écrin doré hébergeant le vélin,
Chaque mot fleurira, tes doigts fins, de corbeilles,
De rayons et d’azur, d’un amour Angevin
Mon langage charmant d’une amoureuse gamme
Effleurera tes sens d’une brise d’amour,
J’inventerai le goût que ton âme réclame
Laissant croire à ton cœur que de moi, vient le jour.
De grâce ne rit pas, si l’encre te transporte
Au seuil de notre histoire inévitablement
Mon style épousera le bal de ton aorte,
De tout cœur je l’espère avec soulagement
De mes fleurs renaîtra l’amour à sa jeunesse,
Comme il sied au poète aux lignes du matin,
J’aurai, je le sens bien un geste à ton adresse
Ruisselant de bonté, mes vers dans le satin
S’épancheront pour toi, ne craint pas si ma flamme
Festonne à ton portrait un cours spirituel,
Comme un fin joaillier façonnant une trame,
J’imposerai ton nom pour l’hommage éternel.
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