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Sur un hêtre à Bavans; juste après son trépas
J’avais gravé « Sylvie », un long chagrin extrême
Noyait mes jours, de pleurs ; alors je voulais même
A petit feu mourir, pour rejoindre ses bras.
Le colchique et l’archet, étaient de mes repas,
Au milieu d’un grand cœur, un sincère je t’aime
Sous son divin prénom, de l’amour triste emblème
Illustrait mon emprise au soleil de ses draps ;
Avril à ce moment ressemblait aux hivers,
L’encre, ma seule sève endeuillait tous mes vers ;
Avec le temps bien sûr on retrouve la force
De recoudre à ses jours un linceul éclatant
Et je sais aujourd’hui que son nom sur l’écorce
Peut croître avec les fleurs, tout comme son enfant.
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