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Quand mon poème en fleur délivre son parfum
Je sens naître l’amour que rien ne peut éteindre,
Comme un humble poète investi du divin
Vos yeux me plaisent tant, que mon cœur ne peut feindre
L’implacable beauté de cet œil si charmant
Qu’il ouvre un cher miroir où mon âme se mire.
Vous êtes l’angélique au sourire attirant,
Et tenez dans vos mains mon esprit, mon empire
Et mon amour pour vous dépasse l’Océan,
A l’image du ciel, il n’a pas de limite.
Comment être aussi belle, aimable à tout moment,
Sans même faire exprès votre regard édite
Les pages de l’aurore aux courbes de vos cils.
Ces yeux dont le contour courtise ma fringale ;
Les fleurs de votre corps sont autant de pistils,
De joyaux délicats, dont mes doigts se régalent.
Que mon bonheur est grand en côtoyant vos draps,
A l’exemple des fleurs, ma plume est parfumée ;
Comme des gerbes d’or l’encrier de vos bras
Dépose son trésor au vent de ma pensée.
Vous êtes de l’amour le plus beau monument,
Du riche rossignol jusqu’au moindre brin d’herbe
La vie à votre image est un monde attachant,
Au ciel de votre lit, coule un ruisseau superbe.
J’aime vous savourer en large comme en long,
Ecrire pour vos yeux, c’est cueillir une rose,
Votre beauté c’est l’or qui couronne mon front,
Votre charme d’Asie est-il plus belle chose ?
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