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Loin du ciel Franc-Comtois, de cette terre aimée
Je pose tendrement les yeux vers le berceau
De ma lointaine enfance et c'est l'âme enchaînée
Que je repense au nid, tout comme fait l'oiseau.
C'est un cadre charmant que ma plume caresse,
A l'Isle sur le Doubs, l'eau court sur les galets
Et lorsque le soleil d'un anneau d'or y laisse
Aux pages de l'été, mille joyaux parfaits,
Aux parois des maisons qui composent la rive
Je comprends mieux les gens amoureux de l'endroit.
La ballade du Doubs dont la robe lascive
Est tout sauf ordinaire, alors que le temps croît,
Je chéris Blussangeaux, le Dessoubre et la Loue,
Les bijoux flamboyants de ma verte Comté.
C'est le sol désuet que ma fontaine loue
La terre est généreuse et chaque épi doré.
C'est dans un bel écrin que mon cours d'eau maraude,
Entre les nénuphars où palpite un frisson
Le moindre aulne y finance un miroir émeraude.
En s'écoulant le Doubs écrit une chanson.
La jonquille et le blé seront mon épitaphe,
Mais avant de mourir je veux à tous les vents,
Avec des vers en fleur que mon encre paraphe
Un hymne poétique en l'honneur de Bavans.
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