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C'est tous les jours avec les yeux remplis d'étoiles,
Que je vous parle d'elle; un pinceau dans mon coeur
Vous peindra mieux que moi, les authentiques toiles
Qui placent sa beauté, son corps, à la hauteur
D'un marbre couronnant la merveille ou le mythe
D'une oeuvre romanesque aux contours sans pareil,
C'est dire chers amis que son charme mérite
L'avalanche de fleurs, les perles de soleil.
Vous le savez, Marie est tout ce que j'adore,
Son visage enfantin me parait si plaisant
Qu'en admirant ses traits je crois mirer l'aurore
Chaque fois qu'un sourire annonce au firmament
De ma page Andalouse, un verbe romantique,
Si lumineux d'amour, qu'il embrase mes sens
Avec les mêmes feux qu'un jardin bucolique.
Dans les miennes, sa main fait naître le printemps.
Après le lumineux avril, l'été sans voile,
Voila que tout octobre enflamme ma raison,
Entre sa bouche en fleur et son regard d'étoile
Se dessine un bonheur plus tendre qu'un frisson
Qui contient tout l'éclat d'un jardin romantique
Caressé de tendresse où l'aube parle aux fleurs,
Avec des mots en or. d'un souffle allégorique
S'envole mon je t'aime en nos lieux enchanteurs.
Mes bras forment le nid où se love sa ligne,
Quand la neige d'avril de ses dessous muguet
Arrose mon esprit, quand sa beauté souligne
Le tableau de nos nuits mon âme se revêt
De bijoux flamboyants. sous la mince dentelle
Son corps mouvant de flux, cent fois fait refleurir
De mes veines, le sang, ma dépendance est telle
Que germe en moi l'amour, le frisson du désir
Qui dénoue en douceur ces vers à son adresse.
La transparence est belle aux abords de ses seins,
J'envie au combien son miroir, je le confesses,
C'est l'ange de ma vie et l'or pur de mes mains.
Je veux le dire enfin sans la moindre indécence,
Qu'aux vagues de sa chair débordent mes élans;
Sa caresse obstinée et ma concupiscence
Se marient à merveille au sacre du printemps.
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