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Entends-tu le chant morne de la pluie ?
C’est le cœur éplore’ d’une femme,
dans les bras de la nuit,
Un coeur échancré par les ivraies indicibles de la vie,
Une femme fatiguée de porter ses langueurs,
comme des lourdes valises,
sur le quai d’une gare désaffectée,
Un cœur aux blessures ouvertes,
plongé dans les robes de noirceurs, de l’oubli,
comme une damnée,
Que personne ne viendra soigner,
Et cette femme verse sa tempête de déboires,
sur ses désamours,
dans le vide immense de la clarté nitescente du jour,
jusqu’à s’époumoner,
Jusqu'à agoniser dans les brumes dilatées.
Et devant cette femme éplorée,
Mon cœur est confiné dans le silence,
Il pleure comme une pluie diluvienne
de l’automne, sans discontinuités,
il est la respiration funèbre du jour opalescent et chenu,
Comme la dernière convulsion
de la mer courroucée.
Et sous ses souffrances,
Je sais qu’il va bientôt imploser.
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