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Même loin de tes yeux, tu demeures présente
Parce que dans mon coeur s'écoule ton amour,
Au chant du souvenir je ne peux être sourd,
Comme un parfum de fleur, ta tendresse me hante,
Me fait pleurer tout bas, longuement me tourmente,
Dés que le crépuscule éteint l'or pur du jour,
Retrouvant ses pouvoirs, l'enfant fait son retour
Et renaît la douceur que la distance augmente.
Tandis que sous mes doigts s'attise le passé,
Aux roses de mes mots s'ouvre une éternité;
C'est à l'autel du temps, que l'âme se consume
Dans un écrin velours, l'aube c'est toi, maman
Et même si la nuit t'arrache à mon présent,
Tu resteras l'aurore accompagnant ma plume.
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