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Sans être mon épouse et pas plus mon amante,
Oh! femme de ma vie au regard de velours,
Bénissant l'avenir, tu demeures présente
Comme l'aube au matin, tout au long de mes jours.
Oiseau de mon bonheur, ton charme inimitable
Perce de mille feux, les contours de mon coeur
Et verse sur mes yeux le faste redoutable
De ton corps se livrant aux arts de la splendeur.
De l'aurore au couchant c'est le temps des cerises
Du blé mûr et des fleurs. l'amour est un trésor
Dans l'écrin de tes bras, tes caresses exquises
Elèvent nos saisons vers les cimes de l'or.
Ma plume avant ma lèvre, aidé par ta tendresse
Souhaite pouvoir dire au simple confident,
La gaité que j'éprouve a dire avec noblesse
Qu'un doux soleil au coeur, parfume mon présent,
Avec toi, l'encrier d'un coup devient calice;
Tes perles, sur mon front, poinçon incandescent
Déposent la douceur et le troublant délice
Des étoiles sans nombre au ciel de chaque instant.
A l'heure où l'oiseau dort, quand l'amour nous convie
Au banquet du printemps, savourant chaque fleur,
Nous buvons à la source où le bonheur délie
Le livre des plaisirs dont on sait la valeur.
Le désir incessant, fait vibrer tout mon être.
Nous roulant sur les fleurs, l'herbe verte et le foin,
L'aveu de nos deux corps je ne puis me permettre
Et le plus beau de nous je ne le dirai point.
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