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Tout prend un air de deuil lorsque l'ombre paraît,
Un soir de mai dernier en ouvrant ma fenêtre,
Avant le soin d'écrire un peu de paix me plait,
Alors que le soleil venait de disparaître
J'allais me retirer quant un écho joli
Caressa mon oreille et meubla la pénombre
D'un souffle si divin qu'il éclairait la nuit,
Les draps du clair-obscur et le feuillage sombre.
J'écoutais en rêvant son accent merveilleux
Sans pouvoir résister au plaisir de l'entendre,
Son chant émerveillait et la terre et les cieux;
Ce scintillant archet faisait mon coeur se fendre,
Déversant sur ma vie un déléctable alcool,
Le friselis léger d'un ruisseau qui gambade;
Que j'aimerais mon Dieu, comme ce rossignol,
Offrir à votre soir la douceur d'une aubade.
Bercer votre pensée avec des notes d'or
En inventant l'amour sur une tendre lyre,
Pour coudre à votre nuit cent mille boutons d'or,
La musique d'une âme où la lune se mire.
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