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Si mon coeur, si ma plume humblement vous courtise,
C'est que triomphe en moi, l'art de vous éblouir,
De la rose a l'oeillet je voudrais tout cueillir
Pour fleurir votre front d'une brassée exquise.
Au ciel de votre gloire où l'aurore s'irise,
Ce bouquet de ma main ne pourra se flétrir;
Son goût jamais proscrit défiera l'avenir
Hissant votre beauté, que je vous sais acquise
Sur la plus haute marche, aux côtés du soleil,
Ainsi votre minois, que je sais sans pareil,
Est-il je vous lavoue un fil d'or pour mon encre.
D'un aussi grand trésor je me suis attaché,
Faisant fi du passé, pour vous j'ai jeté l'ancre,
Toujours pour vos beaux yeux j'aurai le feu sacré.
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