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Sans faille c'est ainsi, mesdames, je vous aime,
Que vous soyez brune ou blonde, ne change rien.
Autant que le profil, c'est votre esprit bohème
Qui m'envoûte j"avoue et vraiment me convient,
Depuis le premier jour une soif me dévore,
Avec l'âge c'est pire, il m'arrive parfois
De me sentir mourir quand je me remémore
Le galbe d'un sein blanc, la douceur d'une voix.
Tout au long de ma vie autant qu'il m'en souvienne
Pour le moindre détail ce pouvoir me poursuit;
Pourtant ne croyez pas, si mon âme est Chrétienne
Que je puisse comprendre où mon rêve s'enfuit
Quand j'admire une belle au visage atypique
C'est un bonheur de voir un regard peu banal
Dont la timidité paraît si romantique
Que c'est un vrai soleil dont je ne sais d'égal.
Il suffit quelquefois qu'une robe voltige,
Découvrant une cuisse au grain de peau laiteux,
Erotique à souhait, pour que mon sang se fige
Devant ce fin tableau, sans me sentir honteux.
J'ai rêvé trop de vous pour n'avoir pas d'excuse
La troublante splendeur attire tant mes yeux,
Qu'écrire est une joie, au souffle d'une muse
Je compare la femme au prestige des Cieux
Caressant l'horizon. n'êtes vous pas mesdames,
Une grâce divine, un pan du Paradis,
Surtout quand le désir se finit dans vos flammes,
Avec les sentiments votre amour est exquis.
C'est un plaisir pour moi, tant votre ombre m'enchante
De vous inonder d'or, avec de jolis mots,
parler de vos appas, d'une façon galante,
L'excellence à ce point mérite des émaux.
Il n'est pas ici bas de semblable merveille,
L'admirable bijou, me laisse chancelant.
Quand le ton d'une fée arrive à mon oreille,
Timide et réservé je redeviens enfant.
Le filon de vos bas sous de volages voiles,
Ou vos dessous soyeux, c'est là mon éternel,
La beauté de vos traits dépassent les étoiles
Et flattent mon orgueil d'un émoi sensuel.
Quand une jupe à pan se transforme en église
Sous l'effet du zéphyr, d'un coup j'ouvre les yeux,
Et sans croire, je prie en remerciant la brise,
la providence aussi, pour ce cadeau des Dieux.
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