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Mesdames

le mercredi 28 septembre 2022, à 23:00. Posté par plumeflore


    Sans faille c'est ainsi, mesdames, je vous aime,
    Que vous soyez brune ou blonde, ne change rien.
    Autant que le profil, c'est votre esprit bohème
    Qui m'envoûte j"avoue et vraiment me convient,

    Depuis le premier jour une soif me dévore,
    Avec l'âge c'est pire, il m'arrive parfois
    De me sentir mourir quand je me remémore
    Le galbe d'un sein blanc, la douceur d'une voix.

    Tout au long de ma vie autant qu'il m'en souvienne
    Pour le moindre détail ce pouvoir me poursuit;
    Pourtant ne croyez pas, si mon âme est Chrétienne
    Que je puisse comprendre où mon rêve s'enfuit

    Quand j'admire une belle au visage atypique
    C'est un bonheur de voir un regard peu banal
    Dont la timidité paraît si romantique
    Que c'est un vrai soleil dont je ne sais d'égal.

    Il suffit quelquefois qu'une robe voltige,
    Découvrant une cuisse au grain de peau laiteux,
    Erotique à souhait, pour que mon sang se fige
    Devant ce fin tableau, sans me sentir honteux.

    J'ai rêvé trop de vous pour n'avoir pas d'excuse
    La troublante splendeur attire tant mes yeux,
    Qu'écrire est une joie, au souffle d'une muse
    Je compare la femme au prestige des Cieux

    Caressant l'horizon. n'êtes vous pas mesdames,
    Une grâce divine, un pan du Paradis,
    Surtout quand le désir se finit dans vos flammes,
    Avec les sentiments votre amour est exquis.

    C'est un plaisir pour moi, tant votre ombre m'enchante
    De vous inonder d'or, avec de jolis mots,
    parler de vos appas, d'une façon galante,
    L'excellence à ce point mérite des émaux.

    Il n'est pas ici bas de semblable merveille,
    L'admirable bijou, me laisse chancelant.
    Quand le ton d'une fée arrive à mon oreille,
    Timide et réservé je redeviens enfant.

    Le filon de vos bas sous de volages voiles,
    Ou vos dessous soyeux, c'est là mon éternel,
    La beauté de vos traits dépassent les étoiles
    Et flattent mon orgueil d'un émoi sensuel.

    Quand une jupe à pan se transforme en église
    Sous l'effet du zéphyr, d'un coup j'ouvre les yeux,
    Et sans croire, je prie en remerciant la brise,
    la providence aussi, pour ce cadeau des Dieux.

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