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Mais comment oses-tu me traiter d'incroyant,
Rien que pour toi, ma muse a construit une église,
Je crois tant à tes yeux, qu'à t'aimer, je m'épuise
Pour que rien ici-bas, de tendre, de friand
N'épargne ton regard, l'encre à bon escient
Que déverse ma plume, en perles, s'angélise,
Mon âme, d'une obole en or, t'offre Venise.
Mon Bible se consacre à l'ange d'Orient
Qui doute poliment de ma fougue amoureuse,
Mais sache bien ma belle, au combien est hargneuse
Ma folle idolâtrie, aux fleurs de ton chevet.
Chaque vers de mon livre à ton cœur, se marie,
Ne craint pas mon amour, du fait qu'il n'est parfait,
Je ne crois pas en Dieu, mais je t'aime, Marie.
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