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Dans un livre d'Alphonse*, à la page émouvante
De l'ode au crucifix*, ceint d'un linceul obscur
Gît le charmant portrait d'une âme souriante;
A cet âge ou le cœur ne peut être que pur.
Elle a rejoint sa mère au jardin du silence,
Sur un tertre Comtois, elle dort pour toujours,
Depuis huit ans déjà sa vie est en vacance.
Chaque fois que mes yeux caressent le velours
De ce cher manuscrit, mon âme se recueille
Autour de son absence et nomme son prénom,
Puis une larme tombe en imitant la feuille.
Aux jours de mon automne, un pleur met au flacon
Le parfum d'un bonheur, que la mort a cueillie;
Je garde au fond de moi, son sourire éclatant,
Ma plume en lettres d'or, petite Valérie
Te mande une faveur, embrasse ta maman.
*Alphonse De Lamartine
* le crucifix est l'un de ses poèmes
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