|

Aux dentelles d'un soir d'une plume en velours
J'aimerais que mes vers en parlant d'une reine
Avec des rubans d'or épousent tes contours,
Que l'encre de mon cœur devienne une fontaine.
Je voudrais que mes mots se changent pour ton corps
En splendides bijoux pour que l'aube t'inonde;
Que ma verve d'amour s'enflamme à tes abords
Afin de dire aussi qu'aucune femme au monde
Ne possède ton charme et même ton pouvoir.
Pour moi, rien n'est égal à la femme idéale
Et cet ange c'est toi. en juin il faut te voir
Si belle auprès de l'eau que s'en est un scandale;
Si jolie au soleil, que naissent en mes poumons
Les friselis légers d'une invincible envie
De combler tes beaux yeux de roses, de moissons,
De t'offrir tout mon or, tant mon âme est ravie.
Parfois quand ton regard pose sur moi les cieux
Il me semble qu'en moi, s'affolent des étoiles;
A l'ombre de tes yeux, spectacle merveilleux,
Neige la volupté que tes iris dévoilent.
Quand ton nom sur ma lèvre amignonne mon cœur,
J'arrive à croire en Dieu, tant ta beauté domine
Le marbre froid du temps. ta mine à la valeur
D'un authentique rêve où le bonheur dessine
La céleste candeur d'une œuvre de Rodin,
Mais qui n'admirerait un aussi beau sourire?
Semblable à la douceur d'un paisible jardin
Où pousserait les fleurs de l'antique Palmyre.
A l'âge de quinze ans m'inspirant de Musset,
Mon encre se voulait souvent mélancolique;
Je suis homme aujourd'hui, mon verbe n'est parfait,
Pourtant rien que pour toi, ma lyre est romantique.
Je voudrais ciseler au dos d'un médaillon,
La date anniversaire avec le mot je t'aime
Été deux mille neuf, ainsi que ton prénom;
Ma chance restera ta rencontre suprême.
J'apporte à notre amour, l'azur d'un livre d'or,
Au sein de notre lit les fleurs d'un sanctuaire,
Mais dans notre maison c'est bien toi le trésor
Et même le joyau d'une histoire légendaire.
|