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Ce plaisir que j'endure et cause d'un état
Que mon âme savoure, autant être sincère,
Vivre aujourd'hui sans vous serait mon Golgotha;
Nul regard amoureux ne peut autant me plaire
Que le vôtre ma douce, avec un peu d'esprit
Je pourrais savamment, d'une écriture tendre,
D'un cœur libre et serein animer mon récit
En nommant vos atouts, et de grâce entreprendre
L'ouvrage d'une vie où puisse palpiter,
Le fidèle frisson, d'une encre qui chemine
Au sommet d'un serment, qui ne peut que régner,
Qu'au miroir émouvant d'une ombre féminine.
Rassurez-vous pourtant, je veux garder raison,
Le plus beau de nous deux, doit être insaisissable;
Les soupirs, les aveux garderont le flacon.
Je veux bien concéder l'amour inépuisable
Dont m'accusent vos yeux, l'auguste enchantement
De ces bonheurs reçus qui me laissent sans arme,
C'est un plaisir sans nom, que d'être votre amant
Et je tombe à genoux en versant une larme.
Qui donc pourrait savoir ce que subit mon corps?
Mourir deux fois par nuit, finir le cœur en cendre,
Dévorer de désir, au-dedans au-dehors
puis être réveillé par l'or pur d'un mot tendre.
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