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Nos jours coulent sans bruit, ruisselant de bonheur
Depuis treize ans déjà, sans ombre, sans nuage,
C'est près de ton flambeau, que se chauffe mon cœur,
Un aussi beau destin mérite un bel hommage.
C'est toujours un régal de te couvrir d'amour,
De dire ton prénom, de l'écrire à la plume,
En admirant tes traits. ne passe pas un jour
Sans que mon esprit livre à ton âme un costume.
Puisse ma poésie ouvrir un livre d'or,
Au ciné de ton cœur, de connaître la chance
D'être lu par tes yeux, de venir à ton port
Livrer toutes les fleurs que sème mon silence.
De lancer des fils d'or, des verbes merveilleux
Où pose le soleil, à dessein de te plaire,
Qu'à l'éclat de mon encre, un char délicieux
T'emporte au Paradis de l'amour légendaire.
Que ma verve avec art ressuscite d'un coup,
Sur l'empire des mots la barque romantique,
Que mon aube aux doigts bleus vienne pendre à ton cou
Les perles de rosée au charme bucolique.
Ta beauté fait éclore au jardin de mon cœur,
Un céleste idéal que ma muse baptise,
Chaque fois que l'oiseau d'un baume salvateur,
Festonne les parfums; que m'apporte la brise.
Si j'étais aussi fort que l'auguste Ronsard,
Je sculpterais pour toi, sans autre arme, qu'une aile,
L'inestimable texte au fabuleux nectar.
En cachant ma missive au nid d'une hirondelle,
Sous le couvert d'un toit, sur un lit de foin blond,
J'aurais pour le futur, la plus noble espérance,
Avec l'art ruisselant de la source au vallon,
J'éclairerais ton nom d'une douce éloquence.
Je veux être ton jour, ta flamme et ton désir,
Soit mon ange du soir, mon monument, mon œuvre,
Mon modèle de femme et mon doux souvenir,
Avec ton seul pouvoir tu seras mon chef-d'œuvre.
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