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O Rose, mon Amour,
je viendrai apaiser les ailes inquiètes de tes cils fardés ,
Avec ma grâce exacerbée.
Je veillerai à ce que tes peines
ne renflent pas
comme l’intumescence des laves carminées .
O Rose, mon Amour,
je veillerai à ce que ton corps de déesse,
ne soit pas déchiré par le monarque à la toison d’or,
et ses rapières de feux,
Tellement que ton joyau pétille de mille feux.
O Rose mon Amour,
je veillerai à ne point surseoir nos audacieuses voluptés,
Afin que nous puissions glisser dans le vin du triomphe
immodéré.
O Rose, mon Amour,
quand je vois ton moral s’assombrir
comme un ciel de bistre,
Mes larmes roulent languissamment,
sur mes joues,
comme des galets brassés par des vagues sinistres.
Envers toi, je veillerai à ce que mon éloquence
soit parée de soies,
Dès le balbutiement du jour,
je veillerai à ce qu’elles s’alanguissent,
mes paroles fielleuses,
pleines d’effrois,
Pour éviter que ton coeur se brise
sous des violents émois.
Car il y’à tant de cœurs féminins échancrés
par la disgrâce des poètes,
de mauvais alois.
O Rose mon Amour,
je veillerai à ce que ton coeur
ne suffoque pas dans des soupirs intenses,
Sinon, je ne pourrai point tarir mes mers de souffrances.
O Rose mon amour,
Je t’aime d’un incurable amour.
Je t’aime jusqu'à ce que mon coeur
s’embrase comme un flambeau, par amour.
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