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On a tous dans la vie, un jour pour un endroit
Un penchant, un amour, digne, incommensurable,
Pour un coin hors du temps, un site à qui l'on doit
Un bonheur si profond, qu'il en devient louable.
J'avais dans mon jeune âge un noble attachement,
Une estime sans frein pour mon antique église,
Mon plaisir se plaisait à son rayonnement;
L'obscur m'émerveillait; une lumière exquise
Descendait des vitraux, combien ce souvenir
Sème d'or dans mon cœur, alors que je décline,
J'imagine l'archet qui ne veut pas mourir,
En écoutant le chant d'une cloche argentine.
Dans la douce pénombre auprès du vieil Autel,
Le jour glorifiait le bouquet romantique,
Aux côtés de la Bible; et ce joint solennel
Entre l'impérissable et l'éphémère épique
S'il résiste aujourd'hui encore au fond de moi,
C'est qu'un amour poignant dans mes pages, se range,
Je ne crois plus en Dieu, mais c'est une autre foi
A présent qui me touche, un culte pour un ange
Qui se place si haut, qu'il n'est d'autres chemins,
D'autres félicités qui puissent dans mon âme,
Traduire un tel penchant; je laisse aux Sacristains,
Les biens du Liturgique et consacre ma flamme,
Aux fleurs d'un autre amour, rien ne peut m'émouvoir,
Je l'avoue à présent sans la moindre faiblesse,
Que l'admirable joie à l'instant de la voir,
Une telle beauté mérite bien sa Messe.
Depuis que son regard s'est posé sur mon cœur,
Au fond de moi s'écoule une chaude jouvence,
Une neige de juin où palpite un bonheur
Que berce sans répit la tendre transparence.
Je caresse son nom avec un style pur,
Pour ses superbes yeux mon encre c'est l'aurore,
Elle est tout le piment de mon verbe, futur,
Le miel, la passion du feu qui me dévore.
Avant la triste fin pour partir vers ailleurs,
Avec des larmes d'or demain je pourrai dire
Que j'ai trembler d'amour, que j'ai cueilli des fleurs,
Dignes d'envoûtements qui surent me séduire
Plus que tout ce qui porte où touche infiniment.
Un joaillier divin aurait-il pu commettre?
Une telle merveille, un être pleinement
Fort et magicien, je ne peux le promettre?
Comment faire jaillir un charme aussi puissant?
Un mystère pareil me plonge dans le doute,
Face à la Création mon savoir est néant,
Pourtant tout mon amour reste ma clé de voûte.
Alors l'indécision ne pourra me fléchir,
Son Aura restera mon juste baromètre,
Tant son ciel étoilé m'aura bien fait grandir,
Je bénis le destin, le sort de la connaître.
A l'image du temps le cas Saint-Valentin,
Est une goutte d'eau dans la mer infinie,
Cependant quelque chose apporte un goût au grain,
Une noble saveur que ce jour sanctifie.
Pareil à la splendeur d'un précieux coffret,
Je couvre de joyaux, la belle et flamboyante
Princesse de mon cœur. j'appose mon cachet
Sur chacun de ces vers, un orage me hante
L'incurable soleil, le pouvoir de ses yeux
Sont les paillettes d'or, que ma plume moissonne,
Et le mot qui lui va, se nomme "merveilleux",
Qui mérite sinon cet ange, la couronne?
https://youtu.be/P1zglpRqiQ8
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