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Si puissant sont tes yeux qu'ils célèbrent l'amour
D'un étonnant pouvoir, quand ton regard m'estime
Plus rien ne reste au monde, autre que cet abîme
Où l'or combat l'obscur, pour laisser place au jour.
A l'heure ou le printemps, perce et te fait la cour,
Mon âme à l'apogée invente un millésime,
Une touche émouvante où s'enflamme la rime.
Devant un tel tableau qui pourrait être sourd?
Ombre, silence, nuit, sans toi plus rien n'existe,
Ni l'art, ni la beauté, ni l'or, ni l'améthyste,
Le bonheur, le soleil, même le goût c'est toi,
D'ailleurs même la soif que je porte à mes doigts
Est source de bonheur, ton chic me crucifie,
Et quand je pense à nous, le pommier est en fleur,
La colombe est en vol, l'ensemble de mon cœur
Héberge un grand jardin que ton nom sanctifie.
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