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Des bataillons de nuages noirs
accablent l’âme déliquescente du monarque,
jusque dans ses molles vertèbres,
Car il sent que le chevalier sombre
va surgir des entrailles froides des ténèbres,
Et qu’il ne pourra point le braver ardemment,
Car son corps est ravagé par le marbre des ans.
Soudain le chevalier, le client brandit son cimeterre,
et le place devant le corps du dealer,
asservi à une indicible peur,
Si bien que l’échine du commerçant,
se ploie comme un saule pleureur,
Et que son audace est dévorée par son alarme,
Que sa couardise l’entrave d’entrer
dans une quérulence farouche avec son rival,
Car il ne peut pas brandir son arme.
Qu’il ne peut plus pénétrer dans l’esprit du client,
Pour le dompter cruellement,
Comme tout prédateur
qui devait sonder la force mentale de sa victime,
intégralement,
Et qui devait s’instruire soigneusement des ailes inquiètes
de sa proie,
pour lancer son assault funeste contre elle,
pour la tuer, la rudoyer et la piller sauvagement.
Mais hélas, c’est le client qui est devenu une bête féroce,
et le dealer , un faible agneau.
Si bien que le client tombe sur sa proie,
avec son cimeterre et sa haine affûtée
comme la lame d’un échafaud ,
Puis il lui décapite la tête,
lui déchire les vêtements, lui dérobe l’héroïne
et l’argent volé,
Si bien que la tête du dealer,
roule languissamment sur la froideur du pavé,
Elle roule, roule comme un galet,
sous la violence de ses coups de pieds,
Comme un galet brassé par la mer courroucée,
Et elle finit par se briser comme du verre,
sur le trottoir,
Et son sang coule comme une marée noire
Puis, la nuit vient l’accueillir affectueusement
dans son grand mouroir,
Et le chevalier triomphant
s’effiloche comme un éclair dans le ciel,
sans s’émouvoir.
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