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Si je pouvais choisir l'ultime promenade,
J'offrirais à ce vœu, le soin qu'un tel fait
Mérite. un baume ancien sèmerait l'escapade;
Chaque sentier à part garderait son secret.
Mon choix se fixerait s'il faut un préambule,
Pour un jour de juillet, quand chante le ruisseau,
Au moment où s'avance en paix le crépuscule,
L'été enchanterait les bois de son pinceau.
Le soir serait si doux, si claire la campagne
Qu'une haleine de paille, un piquant de saveur
Déposerait de l'or, le même que l'on gagne
En buvant du silence, à l'âge ou le bonheur
Connait le bruit des mots, leur esclandre sonore.
La plaine élèverait la flute des grillons,
Un air de satiété similaire à l'aurore
Caresserait les fleurs, frôlerait les moissons.
Assis au bord des blés, j'écouterais stoïque,
L'ode du rossignol, son requiem émouvant,
Apaiserait ma peur, mon mal mélancolique,
Je rêverais de vous, paisible en m'endormant.
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