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Et si l'Amour voulait me tendre une embuscade ?
Il a, sur son épaule, accroché le carquois
Lourd de ses flèches mais, sauvage et maladroit,
Je fuis par les chemins de lentisque et de cade.
L'Amour, ce prédateur, caché derrière un arbre,
Guettait, de loin, mon coeur en proie au long ennui
Et mes pas incertains aux portes de la nuit,
Sous un ciel fissuré dans sa voûte de marbre.
Mais toi, lorsque tu pris un billet pour Cythère,
Ne vis-tu pas surgir, des fourrés, Cupidon ?
" Prends ma main, tu ne peux rester à l'abandon ",
Dis-tu pour apaiser mon âme solitaire.
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