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J'ai envie aujourd'hui de pousser un grand cri,
Tout ce qui sourd en moi, d'une folle impuissance
M'arrache chaque mot mon mal est infini.
Plus loin que la douleur se trouve la souffrance.
Qui donc se soucie, oh! triste humanité,
Au siècle du semblant de la cause animale,
Immense est mon chagrin pour le lion enfermé.
Et puis a l'abattoir commence la spirale,
Qui va de l'abandon, au cirque désolant,
Trouvaille de l'humain la liberté en cage,
Il est sur cette terre un constat désolant,
Derrière les barreaux c'est la fin du voyage
Pour le chardonneret. presque chaque action
Témoigne innocemment de la bêtise humaine,
Autre pépite un parc d'acclimatation
Pour les singes, les loups victime d'une peine
Au mal immesurable où flambe la valeur,
Tout le génie humain, où donc est notre éthique,
Notre fibre sensible et notre aimable cœur,
Qu'il nous faille applaudir le picador sadique.
Sans la distraction des mauvais traitements.
Alors que nous taxons sans la moindre indulgence
Le requin de boucher aux effrayantes dents;
Par simple amusement, douce réjouissance
Nous chassons le chevreuil, la biche et le lapin,
Mais comment faire fi, des lancinantes plaintes?
Du plus farouche chat au plus humble serin,
Tant d'êtres, d'animaux ont laissés leurs empreintes
Sur les plis de mon cœur, que ces simples d'esprit,
Si j'écoute certain, dans mon âme déposent
Un bonheur authentique où chacun fait son nid
Sur les beaux souvenirs de mon jardin de roses.
https://youtu.be/xmx6gy88kDA
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