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Alors que sur la plaine au loin, l'aube verse
Sa profonde urne d'or, ce spectacle touchant
Réveille en mon esprit un mal qui me transperce,
Musique au tendre archet que colporte le vent.
L'amour passe au galop, sous une arche émeraude
Où coule un ruisseau d'ombre au bord du vert chemin.
Arrive à pas de loup le soleil en maraude
Suivi d'un jeune enfant, un bouquet à la main.
L'orgueilleuse jeunesse où miroite des roses,
Étincelle à son teint, au moindre battement;
Papillon de juillet, s'enflamment maintes choses
Où neige une blancheur au rêve émerveillant
Et la douceur du temps le retrouve à l'église,
Assis sur un vieux banc, lisant les fleurs du mal.
Même encore aujourd'hui cette image me grise,
C'est mon pain quotidien mon bonheur principal.
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