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Monsieur l’amour est un vrai polisson,
Un jour pleurant, les autres en goguette.
La revoilà sa sublime chanson
Avec ses jours de pleurs ou bien de fête.
Le revoici quand son ardeur nous guette
Et vient sans fin tromper notre raison.
En pratiquant son éternelle quête,
Monsieur l’amour est un vrai polisson.
Il entretient des rêves à foison,
Des projets fous qui montent à la tête,
Bouleversant des cœurs à l’unisson,
Un jour pleurant, les autres en goguette.
Troublant les vieux, plus souvent la nymphette,
Dans ses refrains jusqu’à la déraison,
Elle qui chante, elle que rien n’arrête,
La revoilà sa sublime chanson.
Un doux regard peut se faire poison.
Les yeux tout fous, la mine satisfaite,
Font voir le monstre ou le joyeux luron
Avec ses jours de pleurs ou bien de fête.
Qu’il continue à faire place nette
Pour vous garder dans sa tendre prison.
Dedans les cœurs, dans une humble cachette,
On remercie, un si vieux compagnon,
Monsieur l’amour.
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