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J’aimerais ne plus essuyer une pluie de déveines,
J’aimerais qu’ils se desserrent de mon cœur,
les étaux de mes peines,
Mon père et mes frères ont été ensevelis
dans la mer courroucée,
Ma sœur a été balayée par les ailes funestes
d’une leucémie, en une année.
En amour, Je suis un onagre effaré devant la froidure
du désert,
Je suis un soleil extraverti,
qui est meurtri par les vents hautains
d’un monde impassible et austère.
La vie m’est atrocement amère.
J’ai hâte de m’étendre comme une lune déliquescente
dans le berceau sombre de l’éthér.
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