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Je ressens l’âme pluvieuse du violon,
Je ressens l’âme de la pluie, et ses sanglots ardents,
et blonds.
Je ressens l’âme monotone du temps,
Je ressens l’âme du ciel brouillé,
Je ressens l’âme spleenique de la frondaison,
et celle des hommes et des femmes.
Je ressens les âmes tourmentées des saisons,
Je ressens les âmes errantes dans l’adversité,
Je ressens les âmes des lumières,
Je déteste les pathétiques matières grises
des tyrans,
Je ressens beaucoup les intelligences
émotionnelles,
Elles sont les intelligences éminentes,
et les plus belles.
Je ressens l’âme du génie,
Qui est l’odeur divine de la poésie.
Je ressens les âmes éperdues dans les navrances,
Je ressens les âmes anéanties
par leurs souffrances,
Je ressens l’âme de la terre,
qui souffre des insanités, des guerres,
des tragédies engendrées par l’homme.
Je suis une âme très sensible,
et souvent incomprise !
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