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Quand déferle la vague à l'écume turquoise,
De brûlants souvenirs, promènent les couleurs
De langoureux contours d'une beauté Comtoise,
Le poète retrouve une palette en fleur.
Au douloureux appel se joint l'aube éloquente
D'un rossignol jaloux des mystères du ciel,
Voluptueux linceul d'une émouvante acanthe,
Protégeant le trésor combien providentiel
De l'écharpe d'iris qui garde la mémoire,
Le doux rayonnement d'une moisson d'amour,
Abritant tout son or dans une antique armoire,
Le bonheur envolé reste à l'ordre du jour.
Sur son nuage blanc, où se tient la pensée,
Une barque s'éloigne au long du fil de l'eau;
Un peu comme un message à l'image effacée,
Sous l'ombre sépia se cache l'angelot.
Aux premiers jours d'automne assis sous un vieux chêne,
Rêvant d'une splendeur, un canonique aïeux,
Se souvient d'un printemps, d'une idylle éphémère
A travers un miroir au cadre merveilleux.
Lui revient le visage étonnement novice,
D'une ange en robe blanche, une rose à la main;
Que le soleil inonde où la douceur s'immisce,
Sur un chemin en fleur quand chantait le destin.
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