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Je suis l’âme d’un violon,
se ployant comme une vieille dame
sous une ineffable douleur,
car je suis dévoré par le venin de la solitude,
soudainement,
Qui mugit comme un damné
dans sa moisson de ténèbres, dolemment,
Où le soleil ne verse point un rayon de sollicitude
dans ma geôle,
Car son visage
est érodé par une grande érubescence,
engendrée par la honte ,
de jouer un maudit rôle,
Et son cœur est enchassé dans la glace,
Il ne veut pas se transmuer en un exclus,
et prendre ma place,
Car il craint d’être condamné à son tour,
à la servitude de l’esseulement.
Comme tous ceux qui sont munificents
pour les autres,
Et qui en récompense,
sont dévastés par les pluies d’apathies
des hommes et des femmes, cruellement.
Je suis l’âme d’un violon
qui pleure sur sa moisson de plaisirs effeuillés,
Avec son moral, qui est comme son chapelet
de rêves broyés
Par l’âprete’ de la vie, à perpétuité.
Je suis l’âme d’un violon,
affectée par un marasme lourd,
comme un naufrage,
Comme tous les exilés, même ceux de l’amour,
qui ne peuvent plus compter sur un sauvetage.
Je suis le cœur d’un violon,
qui est plein de fêlures, comme le cœur de la pluie,
Qui pleure sous les âmes implacables, à l’infini,
Et qui se déchire sous leurs égoïsmes,
affûtés comme des guillotines.
Je suis l’âme d’un violon,
qui se lamente sous la domination
d’un chef d’orchestre ,
Et qui tombe sous sa froidure assassine.
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