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Pour elle, s'il le faut j'accepte de mourir,
Si le ciel est à Dieu, son charme est pour mon âme
Une grande harpe d'or, dont je ne peux guérir.
Si j'évoque sa chair je brûle d'une flamme,
Son corps est un jardin que j'aime parcourir,
Désir ardent d'avril où l'aurore se pâme,
Sous la dentelle en fleur que ma main fait fleurir,
En chantournant la soie une rose haut de gamme
S'entrouvre aux rayons d'or frissonnant de mes doigts,
Sous le neigeux satin, j'y puis boire parfois
Au secret de la chambre une sève royale.
En butinant son lys c'est aimer que j'apprends,
En plus de sa beauté qui m'offre le printemps,
C'est de son bel esprit que mon cœur se régale.
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