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Sans elle, où que je sois, partout mon âme cherche
De jour comme de nuit ses merveilleux bijoux;
Au milieu de l'été quand le soleil se perche,
Savez-vous que ses yeux sont les plus beaux de tous.
Le miroir le plus pur aucunement reflète
Même drapé d'aurore une telle splendeur;
Elle a dans le regard le souffle du poète.
C'est en me contemplant qu'elle a touché mon cœur.
Un tel raffinement demeure inestimable;
Si vous me voyez seul, hésitant, éperdu
C'est que partout je cherche un joyau comparable,
Ses coups d'œil amoureux, mes sens les ont tous lu.
Sans même le vouloir cette charmante dame
Fait frissonner mon torse au seul fait de son air
Fragile, désirable, elle porte la flamme
Et le prix féminin au dehors de sa chair.
Tout chez elle est un art, éloquent de finesse,
Lumineux de beauté, c'est dire son pouvoir;
Souvent dans le privé je l'appelle, princesse;
Qui peut rivaliser à part l'heureux miroir?
Tant son regard contient de clarté lointaine
Qu'il neige du soleil au sous-bois de ses cils,
J'ai vu coulé tant d'or au milieu de l'ébène
Qu'il y naît plus de fleurs, que dans les doigts d'avril.
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