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Le mois de mai sort son joli drapeau,
Le ventre empli de cents faims omnivores,
Le cœur caché dans son joli chapeau
Avec des mots pour jours multicolores
Et les parfums des étonnantes flores ;
Le revoici avec ses douces ailes,
Ses vols légers tels ceux des hirondelles
Quand tout à coup chacun le reconnaît ;
Avec ses yeux aux lueurs éternelles,
Écoutez- le, le chant d’amour qui naît.
Le revoilà ce superbe cadeau
Quand le printemps suinte de mille pores,
Mettant des fleurs sur son joli tréteau,
Chaque matin aux nouvelles aurores,
Comme des voix dans de joyeux folklores ;
Redéployant ses ardeurs et ses zèles,
Ses nouveaux cris et ses flammes nouvelles,
Comme si lui, tout à coup s’en venait
Avec son âme et ses forces charnelles,
Écoutez- le, le chant d’amour qui naît.
Le froid d’hiver mettra son lourd manteau
Sur la passion et tous ses météores
Et posera, sur chaque tourtereau,
Ses mots déchus loin des baisers sonores
Et de la bouche aux élans carnivores ;
En attendant les futures querelles
Et leurs humeurs au fond très naturelles,
Regardez-le, cet être qu’on connaît,
Avec ses airs charmant les demoiselles,
Écoutez- le, le chant d’amour qui naît.
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