|
Chère Maman,
tu resplendis comme les symphonies des coryphées,
des ballets de la vie.
T'es ailes raffinées font danser le vent et la pluie,
Ainsi que leurs voluptés dans la chambre rose
de la nuit.
Aussi, grâce à toi, le soleil et la lune
surgissent des entrailles de l’éther,
Et font taire le vacarme sybillin
des roulements de tambours du tonnerre,
Et font taire l’écho assourdissant des vagues
qui se brisent sur les pieds des écueils,
avec leurs langueurs austères,
Ils essoufflent les canonades et leurs chants de guerre,
Des cités, ils éventent la torture du silence
et son parfum mortifère,
Pour que le printemps
fasse sortir la nature de sa torpeur,
Pour que les chants des oiseaux,
fassent entrer dans des virevoltes allègres,
nos cœurs,
Pour que le printemps laisse s’écouler
de son cœur ganté de soies,
ses larmes sur les corps sensibles des orchidées,
Avant qu’elles ne soient étranglées
par des écharpes de brumes violacées,
Pour que le printemps,
verse sa langue brodée de dentelles
à l’oreille du temps,
pour qu’il brise les tempêtes sulfureuses,
et la violence indicible des grêlons,
sans précédent,
Comme celles des gens,
Pour que fleurissent dans leurs âmes,
et dans leurs cœurs,
des fontaines d’élégances harmonieuses,
et des parfums de vies fastueuses,
Comme les éclats munificents des rubis,
Qui coulent comme une grande et douce pluie,
Des yeux pourpres de la galaxie.
|