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J'aime de mon pays Comtois, les longs traits d'or
Que trace la moisson sur la verte prairie,
Du côté de Bavans, là-bas mon père dort
Déjà, depuis huit ans, tout cela justifie
L'attache au sol natal, c'est dire qu'un lien fort
De souvenirs, sans faille à ce terroir me lie,
Tant de petits chemins, et ce, jusqu'à ma mort,
Quelque soit la saison, garderont la magie,
Le goût et la saveur, des parfums d'encensoir.
Le Doubs coule en mon cœur, c'est dire son pouvoir,
C'est aux fleurs de ce coin que je dois mon emprise.
Les ombres du passé fréquentent ses vieux bois,
Ainsi revoir mon nid à chaque fois me grise,
La chanson du bonheur, mon père, avait ta voix.
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