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Je peux parler d'amour sans me sentir honteux,
D'une plume constante et belle, pour un ange
Que j'aime plus que tout, d'un plaisir non coûteux
S'écoule de mon cœur la sincère louange.
Le bonheur en atteste, au prix de ce miroir
Dont l'amour à besoin. un charme insoutenable
Affole mon esprit, pour comprendre il faut voir,
L'éclatante ingénue, au corps inestimable.
Sa chair, son grain de peau, tout chez elle est divin,
De son minime pied, jusqu'à sa chevelure,
Tout respire la grâce et sa chute de rein
A de quoi rendre fou, pour ce qu'elle procure.
Le spectacle est si beau, des dessous, chaque brin
Attise la splendeur que recèle sa ligne
Qui comme un long cours d'eau enchante son écrin,
Du fin décolleté, la volupté trépigne.
Un chaud envoûtement sans faute me saisit,
Chaque fois qu'elle passe en nuisette ou en robe,
Une poussière d'or illumine la nuit,
Quant au soir avancé d'une œillade j'enrobe
L'ardente silhouette où couve le désir,
Le moindre vêtement, la rend irrésistible
C'est devant ce décor que j'aimerais mourir,
En touchant de mes doigts l'étoile inaccessible.
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