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Souvent je reviens seul, quand arrive novembre,
Près de l'antique tronc où nous avions scellé
Un avenir commun, fait d'amour de bonté;
Il fallait un baiser pour en devenir membre.
Deux noms emprisonnés, dans une goutte d'ambre,
Je suis venu ce jour, avec le cœur serré
Et quelque souvenirs, fleurant l'éternité.
Malgré le vol du temps, il reste dans la chambre
Un fabuleux parfum, ainsi que ton portrait,
Ce cher cliché me fait, toujours autant d'effet
J'aime venir rêver, l'âme mélancolique.
Pour toi j'ai le bouquet imprégné de douceur,
Impossible pour moi de retenir un pleur;
Aux pages du passé ton ombre est un colchique.
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