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Qui sera le premier, je ne sais de nous deux?
A rejoindre l'éther des étoiles lointaines;
Nul ne sait le destin de ce sort hasardeux,
Sans être le ciment de nos jours ordinaires
Il me force à mener le combat pour l'amour,
Je m'en fait un devoir, l'idéal d'une vie.
L'homme heureux est celui qui sait faire la cour;
Le parfum du printemps n'est autre que l'envie
De construire un royaume autour de l'être aimé,
Cet écrin de velours où frémit de la soie
Me fait oublier Dieu, voilà mon seul péché,
Puis-je faire autrement quand sa beauté flamboie
Je crois à sa douceur, à l'éclat de ses yeux,
Les gestes de son corps c'est mon album d'images,
C'est l'émouvant miroir d'un monde merveilleux,
Je leurs doit le soleil de mes plus belles pages.
Pour elle seulement, je rêve de savoir
Les plus doux mots d'amour, l'immuable tendresse;
Au motif de donner autant que recevoir
Elle restera toujours mon unique déesse.
Son teint a des reflets qui rappelle les fleurs,
La pureté de l'or, les lueurs de l'aurore
Dont le ciel est jaloux, il porte les valeurs
Des perles d'Orient, que la lumière honore.
Je ne sais quelle grâce encense tous ses sens,
Son pouvoir est un don, mon âme s'y recueille;
Foyer de mon désir, plus qu'un divin encens,
C'est la rose carmin que ma douceur effeuille.
Auprès d'elle je tremble, en couvant du bonheur
Au nid de ses beaux seins, je voudrais disparaître
En lui tenant la main, le front contre son cœur,
Partir un soir d'été, sans prière, sans prêtre.
Avec pour seul bagage au moment des adieux,
Son regard d'hirondelle ensoleillant ma route
Ainsi que son sourire au galbe merveilleux
Formant avec sa bouche une esquisse de voûte.
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