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Partie 1)
Une mallette à la main et la mine sombre,
Un costume froissé, des soucis qui l'encombre,
Il dînera seul, sa femme s'en est allée
Emportant son âme et le fer à repasser...
La passion est morte et c'est en trainant les pieds
Qu'il se rend chez lui prêt à s'apitoyer...
Il se sait être un peu simple et misérable
Et ce soir il n'a plus d'emploi "l'incapable" !
Son mariage ? Un échec ! Son travail ? Un enfer !
Quelle importance ? C'est son dernier jour "sur terre".
Il jouera cette nuit son seul et unique succès,
Aller ! Venez assister à son décès !
Les deux pieds sur un tabouret, la corde au coup,
Une lettre posé, aucune larme sur ses joues,
Le tabouret repoussé, tout s'est arrêté,
La nuque brisée, son corps continue de balancer.
Et dans sa lettre il est écrit: "puisque j'étais simplement":
Méprisant, méprisable, juste bon à mépriser"
"Détestable, détesté, sans rien à apporter",
"Transparent, transpercé, des combats à mener",
"Suicidaire, suicidé, trop dur de respirer
"Agressif, agressé, sans mots pour s'exprimer"
"Accablant, accablée, sans larmes pour pleurer"
Partie 2)
Un ado perdu, sans repères et sans avenir,
Une famille absente, personne pour le soutenir.
Un môme oublié sous les moqueries, les rires
Un gamin qui pense être né que pour souffrir
Ce soir encore on ne lui demandera rien
Qui donc cela intéresse qu’il ne soit pas bien
Il cachera sous son pull toutes ses coupures
En plus, il s’agit des dernières soyez-en sur !
C’est dans sa chambre que tout prendra fin
Et que son calvaire s’achèvera enfin,
Vous pouvez garder pour vous votre pitié
Il est maintenant trop tard pour vous réveilliez !
« Père, à présent tu garderas tes coups pour toi,
Mère, peut-être un jour te souviendras-tu de moi… »
Il ne traversera plus la foule, dans l'anonymat
En souffrant en silence de ces mots dits tout bas
Puisqu'il est "simplement":
"Méprisant, méprisable, juste bon à mépriser"
"Détestable, détesté, sans rien à apporter",
"Transparent, transpercé, des combats à mener",
"Suicidaire, suicidé, trop dur de respirer
"Agressif, agressé, sans mots pour s'exprimer"
"Accablant, accablé, sans larmes pour pleurer"
Partie 3)
Sylvie à la peau grise, Sylvie et ses déboires,
son cœur fissurer et un œil au beurre noir,
Constamment brûlé par ses rêves oubliés
Puis toujours ignorée par ceux qui disent l’aimer ;
Elle combat chaque soir ses envies pour sa survie
Fuyant un nouveau compagnon et sa folie
Blessée un peu plus par la colère de celui-ci,
Une femme détruite qui ne croit plus en la vie…
Le stress est son roi, la tristesse est sa reine
Sous ses coups elle finit à genoux et en larmes.
Elle se sait amaigris et sans plus aucun charme,
Dans ce vacarme, personne n'entend sonner l'alarme.
Elle ne ressent plus rien hormis la lassitude,
Elle ne souffrira plus de toutes ses inquiétudes
Elle était belle l’époque où elle savait rêver
Ses yeux se sont voilés, dans l'eau elle s'est jetée
Encore une âme brisée qui rejoint la foule...
Puisqu'elle est "simplement":
"Méprisante, méprisable, juste bon à mépriser"
"Détestable, détestée, sans rien à apporter",
"Transparente, transpercée, des combats à mener",
"Suicidaire, suicidé, trop dur de respirer
"Agressif, agressér, sans mots pour s'exprimer"
"Accablante, accablée, sans larmes pour pleurer"
Partie 4)
Seul, dans ses pensées, assis sur un tabouret,
Buvant sans arrêt, loin des regards indiscrets.
Un livre sur les genoux, une bouteille dans la main gauche,
Une nuit banale pour le poète à la débauche,
Il fume sa cigerette les yeux brûlants de larmes contenues
Pensant à ses amis perdus, aux disparus,
Aux échecs répétés, aux rêves inachevés,
Et sa seul consolation, ce bar mal famé.
c’est résigné qu’il commence une nouvelle ébauche
il soupire quand le maître de ses rimes l'embauche,
Regardez donc son dernier quatrain apparaître
Puisque cette nuit le poète va disparaitre
Ce ne sera pas le rhum mais bien la seine
Qui tuera enfin ce soir toutes ses peines,
Mais comme les autres tu ne le pleureras pas
Puisqu’il est simplement :
"Méprisant, méprisable, juste bon à mépriser"
"Détestable, détesté, sans rien à apporter",
"Transparent, transpercé, des combats à mener",
"Suicidaire, suicidé, trop dur de respirer
"Agressif, agressé, sans mots pour s'exprimer"
"Accablant, accablée, sans larmes pour pleurer"
Partie 5 )
Si vous pensez que je les défends vous faites erreur
Ces mots je les ai prononcés comme pleins d'autres horreurs
Je les ai poussés à les croire puisque je suis simplement:
Méprisante, méprisable, juste bon à mépriser"
"Détestable, détestée, sans rien à apporter",
"Transparente, transpercée, des combats à mener",
"Suicidaire, suicidé, trop dur de respirer
"Agressif, agressé, sans mots pour s'exprimer"
"Accablante, accablée, sans larmes pour pleurer"
Vous pensez connaître tous les suicidaires, ils ne sont que votre reflet !
Vous souhaitez condamner les harceleurs ?commencez par vous supprimer vous-même !
Et sur votre épitaphe il sera marqué:
"Puisqu'ils étaient simplement:
Méprisants, méprisables, juste bon à mépriser"
"Détestables, détestés, sans rien à apporter",
"Transparents, transpercés, des combats à mener",
"Suicidaires, suicidés, trop dur de respirer
"Agressifs, agressés, sans mots pour s'exprimer"
"Accablants, accablés, sans larmes pour pleurer"
Il est maintenant temps d'applaudir, de m'applaudir, applaudissez pauvres disciples !
NOUS SOMMES SIMPLEMENT:
Méprisants, méprisables, juste bon à mépriser"
"Détestables, détestés, sans rien à apporter",
"Transparents, transpercés, des combats à mener",
"Suicidaires, suicidés, trop dur de respirer
"Agressifs, agressés, sans mots pour s'exprimer"
"Accablants, accablés, sans larmes pour pleurer"
Partie 6 )
Il est vrai, tout suicidaire n'est pas suicidé,
Mais tous nos suicidés finissent par être aimés,
L'espoir réside dans chacun de nos pas,
Combatez, préservez-le jusqu'au trépas...
Il n'est rien de plus dur que la pleine conscience,
Celle qui détruit l'amour pure, tue l'innocence,
Le suicidaire clairvoyant vit une détresse permanente,
Vous assistez tous à sa longue mort, rassurante...
Oublions les sermons, tandons juste une main,
Il faut du soutien pour retrouver le bon chemin,
Laissez l'idée prendre du terrain, ne brusquez rien,
Le temps est nécessaire pour nous, tristes pantins.
L'éclat, je l'espère, jaillira aussi pour vous,
Comprenez bien, la mort et la vie sont un tout,
Le questionnement est nécessaire, envoûtant,
Mais levez les yeux, le soleil viendra dans un instant
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