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Si l'art pur de Courbet avait guidé ma main,
D'un seul coup de pinceau j'aurais pu retraduire
Le charme bien Comtois; ou de même écrivain
Mon style aurait jaillit pour peut être traduire
Un texte merveilleux, au nom du sol natal,
Évoquant finement ce petit bout de terre
Berceau de mon bonheur, qui sans être idéal
Possède tout le charme ainsi que le mystère
D'un petit coin tranquille et toute la valeur,
Et je pèse mes mots, d'un tertre incomparable;
Faisant sonner en moi l'authentique douceur
Qu'une cloche distille en son divin vocable.
Tandis que court le temps dans mes pauvres vaisseaux,
l'écorce de mon cœur à gardé la mémoire
De mon charmant pays, de ses humbles coteaux,
Pour tous ces rayons d'or ma tête est une armoire.
Parmi la moisson blonde où les jaunes jonquilles,
Je marche avec bonheur sans regarder les cieux,
Revenir à mon nid, tout comme au temps des filles
Me donne les frissons d'un âge merveilleux.
Je ne me sentirai, quelque soit le hameau,
Jamais aussi heureux, que chez moi sous les arbres,
Sur terre n'importe où jamais aucun ruisseau
N'aura cette valeur, que les galets, les marbres,
Émerveillant le Doubs du côté de Bavans,
De même aucun endroit, ne peut toucher mon âme
Avec autant de force, une sorte d'encens
Me rappelle les fleurs de ma première femme.
Dans un jardin public dorment mes souvenirs,
A l'ombre d'une croix sommeillent quelques anges,
Malgré tout le chagrin impossible à guérir,
J'aime entendre là-bas la flute des mésanges.
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