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Alors que je t'écris, le jour à pas de loup
S'échappe du berceau par l'échelle de soie
Que lui tendent les fleurs, autant que le hibou.
C'est de son éther pur que l'horizon flamboie,
A cette heure indécise, une étincelle d'or
propage dans mes sens, son tranquille incendie.
Pour l'âme et le bonheur toute ange est un trésor;
Depuis hier mon cœur couve une poésie,
Au combien ravissante au linceul du papier,
L'or inonde mes doigts et sur la page tombe,
Les divins rossignols, qu'un souffle a réveillé
Pour que l'amour libère une blanche colombe.
Messagère d'espoir au service de ses yeux
Berce mon songe ailé, fibre sentimentale,
Arrose avec douceur son jardin merveilleux,
Avec un ruban rose offre-lui mon pétale.
Cette lettre d'amour, ces sensibles aveux,
Que ma plume savoure, ils te diront je t'aime
Avec tous les oiseaux, les parfums capiteux,
Qui envoûtent mon cœur, je puis te dire même
Que se réveille en moi le tendre souvenir
D'une émouvante nuit au temple de Mercure,
Quelque chose de doux ranime mon désir,
j'imagine tes traits, ta charmante figure.
J'ai trop rêvé de toi, tu connaitras mon mal,
Ardent et volcanique. impossible de taire
Ce besoin puéril, tellement viscéral
De dire à tes beaux yeux, combien tu peux me plaire.
Je serais si heureux, que se changent mes mots
En chaleureux bijoux, pour conquérir ton âme,
Afin de te séduire avec des verbes chauds,
Pour que tu sois demain la plus heureuse femme.
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